Voisinages et communs

Comment réduire la taille des urbanités pour arriver à une dimension gérable par la démocratie ?
La démocratie avec des entités énormes comme celle d'une ville ce n'est pas possible. Comment aller vers des dimensions humaines ? Voici un petit livre qui nous propose des voies possibles.

voisinages-commun

Site de l'éditeur et du livre :

http://www.lyber-eclat.net/livres/voisinages-et-communs/

Autres Sites :

Redémarrer la Suisse http://neustartschweiz.ch/

Et un texte de ce site en français :https://redemarrer.ch/files/publikationen/Neustart-Schweiz_voisinages.pdf

Une courte présentation https://www.youtube.com/watch?v=zaOsIfEXPEI

Un article du Monde des livres http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/07/07/sauver-la-planete-en-pantoufles_4965265_3260.html

Des expériences dans ce sens :

http://www.voisinage2300.ch/

4ème de couverture :
Ce petit livre a deux objectifs : d’une part, il s’agit d’établir une certaine entente ou cohésion concernant les notions majeures qui ont cours dans l’actuelle discussion sur les alternatives à la société de croissance – subsistance, résilience, coopération, transition, communs etc. – en présentant la diversité des différentes approches. D’autre part et en guise de synthèse de ces approches, nous faisons une proposition concrète, tournée vers l’action, à savoir la notion de voisinage en tant que module le plus petit d’une économie et d’un mode de vie fondés sur les Communs.
Établir une certaine entente ou cohésion concernant les notions majeures qui ont cours dans l’actuelle discussion sur les alternatives à la société de croissance – subsistance, résilience, coopération, transition, communs etc. – en présentant la diversité des différentes approches
Notion de voisinage en tant que module le plus petit d’une économie et d’un mode de vie fondés sur les Communs.

Notes de lecture :
Une définitions des communs, une utilisation de l’altruisme, trouver une communauté humaine aux dimensions viables et stables, et de fait démocratique.

Page 11-12 : Des réflexions inspirées de « perspective de la subsistance ». Elle « considère le capitalisme comme la dernière chrysalide d’un désastre millénaire. » Pour un nouveau rapport à l’alimentation et à l’agriculture. http://www.robin-woodard.eu/spip.php?article431

« maîtriser l’existence » « vivre de ses propres ressources ».
13 Pour Naomi Klein « le capitalisme et la survie de la biosphère s’excluent mutuellement ».

http://www.actes-sud.fr/naomi-klein-tout-peut-changer

13 Pour Robert Kurtz « le véritable moteur de croissance réside dans la logique de rentabilisation du capital lui-même … il supprime le travail exploitable et est donc obligé de chercher sans cesse de nouvelles populations exploitables ; aujourd’hui, avec la globalisation, il atteint son acmé. » 

https://lectures.revues.org/7102

14 Les communs représentent un contre-projet au marché et à l’état actuel.
16 David Graeber a montré que les êtres humains coopèrent spontanément lorsque les conditions sont favorables et que la théorie de l’être humain comme animal qui fait du commerce ou de l’homo œconomicus est une histoire inventée de toutes pièces précisément par des économistes . »
16 « … les animaux connaissent déjà l’empathie et la coopération et que nous aurions intérêt à écouter d’avantage « le singe qui est en nous ». »
18 « La vie peut devenir plus riche, plus sûre, plus libre, plus autodéterminée et plus belle, sans que nous détruisions pour autant la planète et nous-mêmes. »
23 « … une crise généralisée dont voici les principaux aspects :
23 Système économique : « La stratégie … sous le nom « globalisation », qui consistait à exporter les coûts externes – et donc les problèmes – dans l’hémisphère sud, ne fonctionne plus. »
23 « …PIB planétaire est de 77 300 milliards de dollars, la dette globale est de 200 000 milliards … La stratégie des marchés doit prendre fin. »
24 Ressources : « Le système du marché n’est pas en mesure de répartir les ressources de manière durable. »
25 Climat : … la décarbonisation n’est pas performante … une diminution de la consommation … est indispensable. »
26 Inégalité : « Avec la raréfaction de ressources, la lutte pour la répartition s’intensifie … » « En Afrique, on assiste … a une gigantesque appropriation des terres … bonne dose de corruption … violant le droit coutumier … une nouvelle conquête de l’ouest se prépare au niveau planétaire… »
28 « … tout doit devenir brevetable. L’économie de marché n’est pas capable, et n’a aucune intention, de se restreindre elle-même. »
28 « Ce qui nous menace, c’est une méga crise … cet écroulement ne pourra plus être évité et notre tâche ne consistera donc qu’à prévoir et à préparer un atterrissage en douceur. »
29 « Si une système est trop stable ou trop robuste, il devient paresseux et perd sa capacité à faire face aux turbulences. Une petite dose de désordre est toujours une bonne chose. »
« La prétendue destruction créatrice de Schumpeter a atteint des dimensions planétaires … [et pas] de seconde planète. »
« … nous devrions partir de l’idée qu’il y a assez de tout, mais que ce tout doit être mieux réparti en fonctions des besoins. »
30 « Le mot magique pour parvenir à une stabilité à long terme est la résilience ou forme de résistance ». Elle est une qualité aux systèmes et assure qu’après les crises ceux-ci se rétabliront et sont ainsi aptes à résister aux crises. Voici quelques principes pour des structures sociales résilientes :
Transparence : pas de réunion secrète, de lutte de pouvoir
Communication ; Coopération ; Démocratie ; … ; Décentralisation ; Relocalisation ; … ; Dimensions appropriées ; Engagement échelonné …

Concept de résilience (schéma intéressant mais pub si l’on clique sur le lien Adap)

https://www.youtube.com/watch?v=eGrFnKDVAFY

36 Les communs et les institutions
« La coopération et le partage sont des procédés séculaires et les êtres humains les appliquent si on ne les en empêche pas. de toute évidence, ce sont également des procédés nés de situations de détresse et de pénurie. Sans cela, des individus isolés n’auraient jamais pu survivre dans les alpes valaisannes, par exemple. david Graeber parle d’un « micro-communisme » spontané sur lequel s’appuie le fonctionnement de toute entreprise, même capitaliste. »
Le terme « Communs » « englobe pratiquement tout : la terre, l’alimentation, le logement, les soins médicaux, mais également des biens immatériels, tels que la connaissance, la culture, le savoir-faire. La préférence va au terme de Communs, puisque les termes tels que « biens communs », ou « biens communaux » etc. ont une connotation trop matérielle qui semble exclure les biens et services immatériels. »
37 « le terme de « communaux » a une connotation nostalgique, qui semble se rapporter uniquement au monde rural … enfin, les Communs intègrent désormais également la « seconde nature » que nous avons construite au cours de 250 ans d’industrialisation : chemins de fer, usines, hôpitaux, universités, canaux, centrales électriques, services publics. »
« … il est logique que les artistes et les écrivains insistent sur la question des droits d’auteur tant qu’ils ne peuvent pas assurer leur entretien par des Communs. »
« Le terme « Communs » n’est pas seulement à la mode parmi ceux qui cherchent des alternatives à l’économie de marché. « depuis au moins le début des années 90, le langage des Communs a été utilisé par la Banque mondiale et les Nations unies, et mis au service de la privatisation. Sous prétexte de protéger la biodiversité et de préserver des “communs globaux”, la Banque a transformé la forêt tropicale en réserve écologique, et a expulsé les populations qui depuis des siècles en tiraient leur subsistance, pour la mettre à la disposition d’une population qui n’en avait pas besoin mais qui pouvait payer pour en jouir à travers, par exemple, le phénomène de l’écotourisme »
42 « Le partage n’est possible que s’il existe des communautés stables capables de l’organiser de manière juste et à long terme (cf. démocratie, appartenance). Ce dont nous avons besoin, c’est de communautés du partage qui fonctionnent et non pas des pseudo-systèmes d’échange alternatifs. Partager sans communauté – comme le propose l’Internet sous de nombreuses formes – ne conduit pas à des usages égalitaires des biens communs et à un soutien mutuel, mais privilégie ceux qui ont quelque chose à partager, et en dernière analyse, ne fait qu’instaurer une nouvelle forme de commerce. »
52 « On sait que la propriété publique ou collective (à savoir la gestion de tels « biens ») a dégénéré jusqu’à un niveau de négligence inimaginable, bien que les autorités publiques étaient supposées en prendre soin. de ce point de vue, ni les propriétaires privés (enron, Lehman Brothers, Gm) ni les propriétaires anonymes étatiques (infrastructures publiques décadentes, urSS) n’ont fait preuve de responsabilité dans leurs différentes gestions. À cet égard, les coopératives de diverses tailles constituent un bon compromis (voir règle 8) : la responsabilité n’est pas du ressort de l’État, mais elle est tout de même collective et orientée vers le non-profit.
La personne concernée est connue de tous (règle 1). Les biens gérés sont « proches » et immédiatement disponibles. Si l’on assure une gestion institutionnelle transparente de la propriété publique notamment par des autorités locales (municipalités, etc.) et si l’on respecte le principe de la subsidiarité (décentralisation), une gestion diligente des Communs peut réussir. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez des coopératives des alpes suisses qui existent depuis près de 700 ans, les montagnes sont toujours là et les fromages sont délicieux ! »

174 « Si cette minorité riche et puissante n’est pas capable de présenter un programme de paix concret au reste du monde, les guerres vont se poursuivre et empirer … »
« …les partis politiques, les syndicats et les groupes d’intérêts particuliers en tous genres semblent fermement établis dans la gestion défensive des pertes et sont paralysés par les contradictions du système qu’ils veulent sauver (travail contre décroissance, pouvoir d’achat contre écologie), nous allons avoir besoin du soutien d’initiatives citoyennes de toutes sortes, qu’elles existent déjà ou qu’elles soient à créer. moins elles seront sectaires, mieux ce sera de telles associations non partisanes peuvent travailler avec les universités, les ONG, les autorités publiques et les syndicats, d’autant mieux qu’elles auront un programme bien défini. de là on avancera partout où on le pourra. »