Le talon de fer et autres textes socio-politiques.

Une nouvelle traduction du Talon de Fer pour une réédition complétée par les préfaces des diverses éditions et une lettre de Trotski.

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talondefer

Extraits de la préface du traducteur Philippe Mortimer :

Page 8 : «C'est avec 1984 et Le Meilleur des mondes, l'une des trois dystopies (utopie morbide) majeures qu'a produite la littérature de langue anglaise du XXe siècle ...»
p11 «L'avenir mutilant qu'il promettait à ses lecteurs de 1908 configure déjà, à maints égards, notre présent et constitue pour longtemps, si quelque vaste prise de conscience n'y remédie, notre unique et fatal horizon.»

Extraits du texte prémonitoires et qui expliquent aujourd'hui (traduction de Louis Postif) https://www.ebooksgratuits.com/pdf/london_talon_de_fer.pdf : (Pagination de l’édition Libertalia)

p20 «Le talon de fer « … une catastrophe que nul n’attendait … et qui devrait servir d’avertissement à ces théoriciens mal avisés d’aujourd’hui ...». C’est raté ceux hors d’Allemagne qui ont soutenu Hitler n’ont pas lu London et de même pour Pinochet.
« … le capitalisme, pourri jusqu’à la moelle, accoucha de ce monstrueux rejeton : l’Oligarchie. »

p25 Note de l’éditeur et du traducteur suite à l’utilisation du terme d’Australasia – zone Australie plus sud de l’Asie « Pas plus que l’histoire, la géographie n’est une science exacte. »

p27 un musicien oublié Blind Tom. Noir « Exploité par son « maitre » devenu imprésario très véreux. »

p30 « … Vous pouvez prouver n’importe quoi par la métaphysique, et, cela fait, n’importe quel autre métaphysicien peut prouver, à sa propre satisfaction, que vous avez tort. … . Et vous avez la folle passion des constructions cosmiques. Chacun de vous habite un univers à sa façon, créé avec ses propres fantaisies et ses propres désirs. Vous ne connaissez rien du vrai monde dans lequel vous vivez, et votre pensée n’a aucune place dans la réalité, sauf comme phénomène d’aberration mentale. …
...Vous me rappeliez ces scolastiques du moyen âge qui discutaient gravement et savamment combien d’anges pourraient danser sur une pointe d’aiguille.
Je vous appelle métaphysiciens, reprit Ernest, parce que vous raisonnez métaphysiquement. Votre méthode est l’opposé de celle de la science, et vos conclusions n’ont aucune validité. Vous prouvez tout et vous ne prouvez rien, et il n’y a pas deux d’entre vous qui puissent se mettre d’accord sur un point quelconque. Chacun de vous rentre dans sa propre conscience pour s’expliquer l’univers et lui-même. Entreprendre d’expliquer la conscience par elle-même, c’est comme si vous vouliez vous soulever en tirant sur vos propres tiges de bottes. »

p33 « La philosophie est simplement la plus vaste de toutes les sciences. Sa méthode de raisonnement est la même que celle d’une science particulière quelconque ou de toutes. Et c’est par cette même méthode de raisonnement, la méthode inductive, que la philosophie fusionne toutes les sciences particulières en une seule et grande science. Comme dit Spencer, les données de toute science particulière ne sont que des connaissances partiellement unifiées ; tandis que la philosophie synthétise les connaissances fournies par toutes les sciences. La philosophie est la science des sciences, la science maîtresse, si vous voulez. »

P34 « Qu’ont-ils fait pour l’humanité, sinon tisser des fantaisies aériennes et prendre pour dieux leurs propres ombres ? J’accorde qu’ils ont ajouté quelque chose aux gaîtés du genre humain, mais quel bien tangible ont-ils forgé pour lui ? Ils ont philosophé – pardonnez-moi ce mot de mauvais aloi – sur le cœur comme siège des émotions, et pendant ce temps-là des savants formulaient la circulation du sang. … En résumé, les métaphysiciens n’ont rien fait, absolument rien fait pour l’humanité. Ils ont dû reculer pas à pas devant les conquêtes de la science. Et à peine les faits scientifiquement constatés avaient-ils renversé leurs explications subjectives qu’ils en fabriquaient de nouvelles sur une échelle plus vaste, pour y faire rentrer l’explication des derniers faits constatés. »

p38 Berkeley le métaphysicien qui passe par la porte et non par le mur.

P47 des différences sociales suivant ses origines ! « Ernest était fils d’ouvriers, bien qu’il descendît d’une vieille famille, établie depuis plus de deux cents ans en Amérique15 … 15 À cette époque, la distinction entre gens nés dans le pays ou venus du dehors était nettement et jalousement tranchée [et suscitait bien des oppositions artificielles (en plus dans la nouvelle traduction)]. »

p50 « – Vous fomentez la haine des classes, dis-je à Ernest. Je trouve que c’est une erreur et un crime de faire appel à tout ce qu’il y a d’étroit et de brutal dans la classe ouvrière. La haine de classe est anti-sociale, et, il me semble, anti-socialiste. – je lus à haute voix : « Ainsi la lutte des classes se produit, au stage actuel du développement social, entre la classe qui paie des salaires et les classes qui en reçoivent. » …
– ... nous ne fomentons pas la haine. Nous disons que la lutte des classes est une loi du développement social. Nous n’en sommes pas responsables. Ce n’est pas nous qui la faisons. Nous nous contentons de l’expliquer, comme Newton expliquait la gravitation. Nous analysons la nature du conflit d’intérêts qui produit la lutte de classes.
– Mais il ne devrait pas y avoir conflit d’intérêts ...
– Je suis tout à fait de votre avis, répondit-il. Et c’est précisément l’abolition de ce conflit d’intérêts que nous essayons de provoquer, nous autres socialistes. Pardon, laissez-moi vous lire un autre passage. – Il prit le livre et tourna quelques feuillets. – Page 126. « Le cycle des luttes de classes, qui a commencé avec la dissolution du communisme primitif de la tribu et la naissance de la propriété individuelle, se terminera avec la suppression de l’appropriation individuelle des moyens d’existence sociale. » »

p54 Le capitalisme ? Une morale de porc !

P55 et l’église ?

P55 « Par suite de l’introduction des machines et du système usinier vers la fin du XVIIIe siècle, la grande masse des laboureurs fut arrachée à la terre et le mode ancien du travail fut brisé. Les travailleurs, chassés de leurs villages, se trouvèrent parqués dans les villes manufacturières. Les mères et les enfants furent mis à l’œuvre sur les nouvelles machines. La vie de famille cessa. Les conditions devinrent atroces. C’est une page d’histoire écrite avec des larmes et du sang.
– Je sais, je sais, interrompit l’évêque avec une expression d’angoisse. Ce fut terrible ; mais cela se passait en Angleterre, il y a un siècle et demi.
Note de bas de page : Prolétariat, mot dérivé du latin Proletarii. Dans le système du Cens de Servus Tullius, c’était le nom donné à ceux qui ne rendaient d’autre service à l’État que d’élever des enfants (proles), autrement dit ceux qui n’avaient d’importance ni par la richesse, ni par la situation, ni par des capacités spéciales. »

p88 « … J’allai voir M. Wickson et M. Pertonwaithe, les deux hommes qui détenaient la plus grosse part des actions. Mais je ne réussis pas à les émouvoir comme les mécaniciens à leur service. Je m’aperçus qu’ils professaient une éthique supérieure à celle du reste des hommes, ce qu’on pourrait appeler la morale aristocratique, la morale des maîtres32. Ils parlaient en termes larges de leur politique, de leur savoir-faire, qu’ils identifiaient avec la probité. Ils s’adressaient à moi d’un ton paternel, avec des airs protecteurs vis-à-vis de ma jeunesse et de mon inexpérience. De tous ceux que j’avais rencontrés au cours de mon enquête, ceux-ci étaient bien les plus immoraux et les plus incurables. Et ils restaient absolument persuadés que leur conduite était juste : il n’y avait ni doute ni discussion possible à ce sujet. Ils se croyaient les sauveurs de la société, convaincus de faire le bonheur du grand nombre : ils traçaient un tableau pathétique des souffrances que subirait la classe laborieuse sans les emplois qu’eux-mêmes, et seuls, pouvaient lui procurer.
Note 32 Avant la naissance d’Avis Everhard, John Stuart Mill écrivit, dans son Essai sur la Liberté : « Partout où existe une classe dominante, c’est de ses intérêts de classe et de ses sentiments de supériorité de classe qu’émane une large part de la moralité publique. »

p89 « Les maîtres, vous le voyez, sont parfaitement sûrs d’avoir raison en agissant comme ils le font. Telle est l’absurdité qui couronne tout l’édifice. Ils sont liés par leur nature humaine de telle façon qu’ils ne peuvent faire une chose à moins de la croire bonne. Il leur faut une sanction pour leurs actes. Quand ils veulent entreprendre quoi que ce soit, en affaires bien entendu, ils doivent attendre qu’il naisse dans leur cervelle une sorte de conception religieuse, morale, ou philosophique du bien-fondé de cette chose. Alors ils vont de l’avant et la réalisent, sans s’apercevoir que le désir est père de la pensée. À n’importe quel projet ils finissent toujours par trouver une sanction. Ce sont des casuistes superficiels, des jésuites. Ils se sentent même justifiés à faire le mal pour qu’il en résulte du bien. L’un des plus plaisants de leurs axiomes fictifs, c’est qu’ils se proclament supérieurs au reste de l’humanité en sagesse et en efficacité. De par cette sanction, ils s’arrogent le droit de répartir le pain et le beurre pour tout le genre humain. Ils ont même ressuscité la théorie du droit divin des rois, des rois du commerce, en l’espèce. » Suit une vision naïve des scientifiques qui, connaissant les besoins naturels humains, auraient un rejet de l’exploitation capitaliste ?!

p90 « ...en dehors du domaine commercial, ces gens-là sont stupides. Ils ne connaissent que les affaires. Ils ne comprennent ni le genre humain ni le monde, et néanmoins ils se posent en arbitres du sort de millions d’affamés et de toutes les multitudes en bloc. L’histoire, un jour, se paiera à leurs dépens un rire homérique. » »

p96 « ...Dans vos récentes rencontres avec les maîtres du jour, vous n’avez pas réussi à les émouvoir. Je les secouerai pour vous. Je les ferai grogner comme des loups. Vous vous êtes contentée de mettre en question leur moralité. Tant que leur honnêteté seule est contestée, ils n’en deviennent que plus vaniteux et vous prennent des airs satisfaits et supérieurs. Moi, je menacerai leur sac à monnaie. Cela les ébranlera jusqu’aux racines de leurs natures primitives. Si vous pouvez venir, vous verrez l’homme des cavernes en habit de soirée, grondant et jouant des dents pour défendre son os. Je vous promets un beau charivari et un aperçu édifiant sur la nature de la bête. » (la bête qui sommeille en eux – dans la nouvelle traduction) « Ils m’ont invité pour me mettre en pièces. ... l’habit est de rigueur. De ma vie je ne me suis affublé de la sorte. ... »

p116 Prémonitoire sur le Chili de Pinochet « … Oui, Messieurs, vous, Membres de ma propre classe, vous ... vous êtes conduits comme des nigauds d’écoliers. Cette idée d’introduire dans une pareille discussion vos lieux-communs de morale et le tonnerre démodé du politicien vulgaire ! ... vous vous êtes laissés entraîner hors de votre classe, voire de votre espèce. Vous avez été bruyants et prolixes, mais vous n’avez fait que bourdonner comme des moustiques autour d’un ours. ... Il est vrai aussi qu’un changement, un grand changement se prépare dans la société ; mais, heureusement, ce pourrait bien ne pas être le changement prévu par l’ours. L’ours a dit qu’il nous écraserait. Eh bien, Messieurs, si nous écrasions l’ours ? » Le grognement guttural s’enfla dans le vaste salon. ... C’étaient bien des combatifs. De son air froid et sans passion, M.Wickson continua : « Mais ce n’est pas avec des bourdonnements que nous écraserons l’ours. À l’ours, il faut donner la chasse. ... Nous lui répondrons avec du plomb. Nous sommes au pouvoir : personne ne peut le nier. En vertu de ce pouvoir même, nous y resterons. » … « ... Nous n’avons pas de mots à perdre avec vous. Quand vous allongerez ces mains dont vous vantez la force pour saisir nos palais et notre aisance dorée, nous vous montrerons ce que c’est que la force. Notre réponse sera formulée en sifflements d’obus, en éclatements de shrapnells et en crépitements de mitrailleuses. Nous broierons vos révolutionnaires sous notre talon et nous vous marcherons sur la face. Le monde est à nous, nous en sommes les maîtres, et il restera à nous. Quant à l’armée du travail, elle a été dans la boue depuis le commencement de l’histoire, et j’interprète l’histoire comme il faut. Dans la boue elle restera tant que moi et les miens et ceux qui viendront après nous demeureront au pouvoir. Voilà le grand mot, le roi des mots, le Pouvoir ! Ni Dieu, ni Mammon, mais le Pouvoir ! Ce mot-là, retournez-le sur votre langue jusqu’à ce qu’elle vous cuise. Le Pouvoir ! » ... « Et quand même vous obtiendriez la majorité, une majorité écrasante, aux élections, interrompit M.Wickson, supposez que nous refusions de vous remettre ce pouvoir capturé dans les urnes ? »

p125 « Abraham Lincoln déclarait, quelques jours avant son assassinat : « Je prévois dans un avenir prochain une crise qui m’énerve et me fait trembler pour la sécurité de mon pays… Les corporations ont été intronisées ; il s’en suivra une ère de corruption en haut lieu, et le pouvoir capitaliste du pays s’efforcera de prolonger son règne en s’appuyant sur les préjugés du peuple, jusqu’à ce que la richesse soit agglomérée en quelques mains et que la République soit détruite. » (Note de l’auteur.) »

p178 Pouvoir d’un petit groupe et ses valets (je n’aime pas lire ça, ça ressemble trop à la réalité d’aujourd’hui) : « « Il en est des petits fabricants comme des fermiers ; à tout prendre, les uns et les autres en sont aujourd’hui réduits à la tenure féodale. Et l’on peut en dire autant des professionnels et des artistes : à l’époque actuelle, en tout sauf le nom, ils sont des vilains, tandis que les politiciens sont des valets. ... , les serviteurs de la ploutocratie.
« ... les professionnels et les artistes étaient les roturiers du régime actuel. Que sont-ils autre chose ? Du premier au dernier, professeurs, prédicateurs, éditeurs, ils se maintiennent dans leurs emplois en servant la ploutocratie, et leur service consiste à ne propager que les idées inoffensives ou élogieuses pour les riches. Toutes les fois qu’ils se mettent à répandre des idées menaçantes pour ceux-ci, ils perdent leur place ; en ce cas, s’ils n’ont rien mis de côté pour les mauvais jours, ils descendent dans le prolétariat, et végètent dans la misère ou deviennent des agitateurs populaires. Et n’oubliez pas que c’est la presse, la chaire et l’Université qui modèlent l’opinion publique, qui donnent la cadence à la marche mentale de la nation. Quant aux artistes, ils servent simplement d’entremetteurs aux goûts plus ou moins ignobles de la ploutocratie.
« Mais, après tout, la richesse ne constitue pas le vrai pouvoir par elle-même ; elle est le moyen d’obtenir le pouvoir, qui est gouvernemental par essence. Qui dirige le Gouvernement aujourd’hui ? Est-ce le prolétariat avec ses vingt millions d’êtres engagés dans des occupations multiples ? ... Est-ce la classe moyenne, avec ses huit millions de membres exerçant diverses professions ? Pas davantage. Qui donc dirige le Gouvernement ? C’est la ploutocratie, avec son chétif quart de million de personnes occupées. Cependant, ce n’est pas même ce quart de million d’hommes qui le dirige réellement, bien qu’il rende des services de garde volontaire. Le cerveau de la ploutocratie, qui dirige le Gouvernement, se compose de sept petits et puissants groupes. Et n’oubliez pas qu’aujourd’hui ces groupes agissent à peu près à l’unisson. »
« Permettez-moi de vous esquisser la puissance d’un seul de ces groupes, ... Il emploie quarante mille avocats pour débouter le public devant les tribunaux. Il distribue d’innombrables cartes de circulation gratuite aux juges, aux banquiers, aux directeurs de journaux, aux ministres du culte, aux membres des universités, des législatures d’État et du Congrès. Il entretient de luxueux foyers d’intrigue, des lobbies au chef-lieu de chaque État et dans la capitale ; et dans toutes les grandes et petites villes du pays, il emploie une immense armée d’avocassiers et de politicailleurs dont la tâche est d’assister aux comités électoraux et assemblées de partis, de circonvenir les jurys, de suborner les juges et de travailler de toutes façons pour ses intérêts. »

p277 « … Le Congrès et le Sénat n’étaient plus que de vains fantoches. Les questions publiques y étaient gravement débattues et votées selon les formes de tradition, mais ils ne servaient en réalité qu’à timbrer d’une procédure constitutionnelle les mandats de l’oligarchie… »

p278 « Nous appelions ces miséreux le peuple de l’abîme (note : Cette expression est une trouvaille due au génie de H.G. Wells, qui vivait à la fin du XIXe siècle. C’était un clairvoyant en sociologie, un esprit sain et normal en même temps qu’un cœur chaudement humain. ... deux de ses meilleures œuvres, Anticipations et Mankind in the Making, ...) » [ Note ajoutée dans la nouvelle édition : C’est le titre de l’un des livres-témoignages de Jack London, Le Peuple de l’abîme (1903), qui relate son immersion de trois mois, en 1902, dans le lumpenprolétariat du quartier populaire de Withechapel, en plein East de Londres.]

Extrait de l’avant-propos de Francis Jourdain (1946) ajouté dans la nouvelle édition de Libertalia :

p415 « Le fascisme est le plus récent, le plus dangereux produit de la démagogie. Pour triompher, le fascisme est décidé à changer cent fois de nom, mille fois de visage, à se renier sans cesse sans pudeur. C’est ainsi que les trusts sont tout disposés à se dire antifascismes en pays républicain. Une bonne petite république ? Pourquoi pas ! Pourvu, bien entendu, qu’elle soit bonne pour eux et se fasse toute petite devant leurs exigences. Une seule chose leur importe : garder le pouvoir effectif sous quelque enseigne que ce soit. »

Qui lui même cite Lénine : « Nous sommes fiers d’avoir raison, forts d’avoir raison, sûrs d’avoir raison. » J’aurais préféré qu’il pense ne pas détenir la vérité, car nombreux sont ceux qui disaient la détenir et nous ont écrasé pour cette vérité !

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Autres textes de Jack London, témoignages sur les "crises" du capitalisme. Celui-ci concentrant de la main-d’œuvre dans ses usines et les lâchant sur les routes suivant ses besoins spéculatifs.

http://www.editionslibretto.fr/la-route-jack-londo...

Titré aussi "Les vagabonds du rail". Dont sa fréquentation d'un bagne incarcérant, avec des criminels et autres "droits-communs", les vagabonds pour des travaux forcés. Bagne que l'on peut voir comme une parabole du capitalisme par principe et de fait sans foi ni loi, juste la loi du plus fort sans empathie ni justice.

4ème de couverture : "La route du jeune Jack London est celle qu’il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d’un pays ravagé par la crise ! C’est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu’il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager.

Cette route, c’est également le premier témoignage d’importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d’aventures. Kerouac ne s’y trompa pas en intitulant son propre chef-d’œuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité."

les vagabonds du rail

http://www.editionslibretto.fr/le-peuple-d-en-bas-...

Titré aussi "Le peuple de l'abîme"

4ème de couverture : " Durant l’été 1902, Jack London descend au cœur des ténèbres de l’empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l’East End de Londres. Le récit qu’il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d’un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux.

Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu’à l’idée de révolte…

« On m’a reproché d’avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » Jack London"

peuple de l abime