Voici ce que j'ai leur envoyé par divers liens : éditeur, blog ...

Je n'en ai jamais reçu de réponse.

Camus le con

Ayant prêté à un ami « Démocratie - Histoire politique d’un mot » de Dupuis-Déri il me proposa de lire « Comité invisible ».

J’y trouvais des théories intéressantes comme celle de la crise moyen de gestion pour l’oligarchie.

Quand je tombai sur une citation de Camus écrite ainsi « Comprendre le monde pour un homme, avouait sans ambages ce con de Camus, c’est le réduire à l’humain, le marquer d’un sceau. ».

Ça m’a coupé dans mon élan !

Pourquoi con ?

Je comprends que l’on ne soit pas d’accord avec ses théories mais pourquoi le réduire à une vulve. Et oui je pourrai dans ces conditions vous interpeller ainsi « T’es une vraie bite. Quel couillon ce mec ! ». Un peu de culture, quoi ! Et bien qu’issu de basse extraction mes parents (OS et femme de ménage, enfants d’ouvriers agricoles) par exemplarité et interdiction nous ont toujours empêché de dire des « gros mots ».

Ensuite appréciant Albert Camus par son altruisme et ses engagements par cette dévalorisation je me sens méprisé.

Enfin l’insérant entre « cet existentialisme suréquipé » et « les autre cet enfer » je crois que vous confondez Camus et Sartre. Camus est-il existentialiste ou pas ? Je n’en sais rien mais, il me semble qu’il refusait cette étiquette. C’est encore trop compliqué pour moi.

Dans votre texte il y a certainement des idées intéressantes dans cette sombre scansion mais bien que vous finissez par l’idée de la nécessité de construire je n’en vois peu la trace.

Sauf ceci peut-être page 234 : « ...nous nous sommes rendu compte que nous avions été expropriés des gestes les plus simples, ceux qui font que la ville est à nous et que nous lui appartenons. » et 235 « la guerre de tous contre tous n’est pas ce qui vient quand l’État n’est plus là ... »

Donc vous réalisez l’importance de l’appropriation du local par le citoyen pour en faire un commun.

Dommage vous reniez cette idée par cette phrase page 236 « ce qui relève du laisser-aller – cette plaie des communes. » Mais la commune n’existe plus depuis bien longtemps, bien avant 1789.

Dans votre conclusion je n’arrive pas à savoir si vous prônez un messianisme style marxisme en souhaitant un bonheur futur ou si vous souhaitez le bonheur immédiat. Ce que pourrait apporter le municipalisme libertaire, non ? Ce que souhaitait Camus pour l’Algérie.

Au plaisir de vous lire pour vous comprendre.