Diaphoraphobe ou diaphoraphile ?

Néologismes outranciers ?

Diaphoraphile sera peut-être pour une autre réflexion ?

« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais qui ne se massacre pas » Citation de Paul Valéry qui sous l’occupation prononce en sa qualité de secrétaire de l’Académie française l'éloge funèbre de Henry Bergson de confession juive. Ce qui lui vaut de perdre ce poste, comme celui d’administrateur du Centre universitaire de Nice.

Monument_aux_morts_d'Equeurdreville

Moi ancien militant communiste, si je soulignais les abus du capitalisme, on me remettait entre les pattes l’URSS et ses abus. J’étais coincé. Que faire ?
J’aurai dû lire Camus qui en 1951 écrivait:«Les démocraties de l’Ouest se font apparemment une tradition de trahir leurs amis ; les régimes de l’Est se créent une obligation de les dévorer.» Avant de réfléchir sur l’Europe possible avec cette Espagne franquiste qui entra dans le concert des nations.

La solution, trouver les causes communes aux diverses abjections en se mettant hors des doctrines.
Aller à l’essence du racket généralisé.

Dans cette approche il n’y a plus de racisme, plus d’homophobie, plus de sexisme, plus de colonialisme, plus de guerres de religions, plus de capitalisme autre nom du libéralisme économique, plus de stalinisme, dérive ubuesque du communisme.

Il y a basiquement de la haine, du banditisme, du besoin de pouvoir, de violence, besoin de voler, de s’enrichir en pillant l’autre y compris la nature.
Ce ne sont que des comportements mafieux, voler pour soi et son clan.
Ni complot, ni stratégie, un fonctionnement c’est tout, qui peut avoir ses stratégies et utiliser le complot.
Mais il ne faut pas se fier aux apparences.
Un mafieux qui réussit fréquente l’élite, les bons resto, se cultive et offre à ses enfants les meilleures écoles.
Donc malgré les apparences le comportement mafieux est bien partagé.

J’insiste, refuser les notions de races, religions, juif, noir, rebeux., sinon c’est de la manipulation. Je ne vois qu’une espèce humaine dont des individus, menés par je ne sais quel instinct, veulent voler, piller, tuer …
Et pour l’écran de fumée alimenter la crainte de l’autre et de sa différence, jusqu’à la haine.
Je cherche un mot pour la haine de la différence
Ce mot devrait finir par phobe, mais je ne trouve pas le début
Xénophobe, je crois, correspond plus à la haine de l’étranger ce qui n’est pas le cas pour les français non chrétiens ou n’était pas le cas des juifs allemands.
Le ségrégationniste, il a plutôt la mauvaise volonté de séparer des groupes ethniques, économiques, religieux, sexuels comme le gynécée.
Différence serait diaphora en grec et l’on peut construire « diaphoraphobe ». Pourquoi pas ?
Ne pas être diaphoraphobe pour accepter les différences et refuser la haine de la différence, dont son entretien est un écran de fumée devant les pillages.

Nous avons abandonné la notion de Satan, de diable.
Peut-être, la dynamique eros et thanatos de Freud la remplace-t-elle ?
Les pères de l’église comme alias Saint Augustin ont joué leur rôle de moraliste en faveur des gagnants mettant Satan sur les comportements naturels, les refoulant, les écrasant ;
; détournant la notion de mal, s’il y a mal, vers une morale favorable aux voleurs, détournant l’attention, rendant légal ce vol.

L’humain, comme les autres espèces, a sélectionné par les individus des comportements favorables à sa survie. Ayant créé un environnement adapté ces comportements ne le sont plus, eux, adaptés. Cette force de dominant lui fait scier la branche sur laquelle il est assis, détruisant l’environnement et l’autre qui s’opposerait à son appétit.

Chez les singes vous avez un dominant, ses femelles, ses alliés espérant un jour prendre le pouvoir et le reste de la troupe. Le reste qui pour survivre doit se maintenir près du groupe.

On retrouve chez nous cette organisation. Sous forme de cônes avec en haut le clan rapproché, ensuite les proches, en dessous les serviteurs, gardes du corps et théoriciens, encore en dessous plus ou moins étendus la population que l’on arrose et que l’on rend dépendante et complice pour se protéger d’éventuelles révoltes. Ces cônes se croisent, se recouvrent, se confondent parfois.

Le clan rapproché pour maintenir son pouvoir doit montrer les crocs et arroser autour de lui, faire tourner l’industrie, source unique de création solide de richesse, industrie aussi militaire ou chimique. Provoquer des zones de tension pour vendre des armes, et après les gaz moutardes sur les tranchées, les défoliants sur le Vietnam, provoquer des concurrences agricoles pour vendre cette chimie et des chimères fonctionnelles ou chimères génétiques, chimère ancien nom, moins sexy, des OGM eux tout à fait naturels.

En virant les idées de racisme, d’homophobie, de sexisme, de colonialisme, de guerres de religions, de capitalisme on ne voit plus que des agressions d’humains sur des humains.

Des lectures m'ont permis de voir de cette façon le monde. De construire une histoire par en bas comme nous le proposent Michelle Zancarini-Fournel et Edward Thomson qu'elle cite dans Les luttes et les rêves : « L’historien britannique Edward Palmer Thompson a ... insisté sur la nécessité de faire une « histoire par en bas » : cette manière-là d’écrire l’histoire se conçoit comme un « travail de sauvetage de ce qui aurait pu se passer ; un travail de rachat d’autres systèmes ... ayant perdu leur bataille pour la légitimité, ont été “oubliés” […], un travail sur la mémoire et sur le pouvoir, sur tout ce que nous avons oublié ou qu’on nous a fait oublier. »

Voici un inventaire partiel de cette oligarchie mafieuse et de cette histoire par en bas en m’arrêtant sur quelques livres, textes lourds mais d’un accès sans difficulté.
Ce qui suit est à chaque fois court, caricatural, incomplet mais ce qui nous reste de l’histoire officielle est aussi succinct.

Je passe vite sur le Moyen-âge.
Après la chute de l’empire romain les premières familles nobles étaient les plus violentes et les plus fourbes. Pour faire court certains de nos riches sont peut-être des descendants de ces truands.
Pendant cette période, les croisades étaient des pillages coloniaux avant l’heure, et un moyen de se débarrasser d’une relative surpopulation et de barons ambitieux.
Sans oublier la nommée croisade contre les albigeois qui a été aussi l’occasion, sur notre sol, de piller et d’agrandir son territoire. Rien de religieux là dedans, juste un prétexte.

Les pauvres parfois se rebellent dans ce que l’on a appelé les jacqueries. Il fallait faire une pause dans les batailles d’agrandissement de son fief et aller les mater. « Cousin remettons à plus tard cette bataille, j’ai mes manants qui ne veulent plus payer la dîme et la taille. »
Thomas Münzer et la guerre des paysans en Allemagne et en Alsace de 1523 à 1525 nous décrit l’une de ces révoltes installées dans un contexte d’instabilité confessionnelle. Luther s’est même allié aux évêques et à la noblesse pour écraser révoltes et revendications des paysans et artisans. Vous y apprendrez aussi l’histoire d’un Jeannot quelques années avant Jeanne d’Arc qui entendit aussi des voix mais pour combattre évêques et noblesse. Lui aussi on le brûla.

Près de 500 ans après on parle encore de cette révolte dans l’Est où on nommait ces révoltés les rustauds.
Ces combats ont servi de sources au roman de Youcenar L’œuvre au noir.

Autres luttes de survie La guerre des forêts – luttes sociales dans l’Angleterre au 18e siècle décrites par Edward Thomson.
4ème de couverture : « En 1723, le Parlement anglais adopte une loi ..., le Black Act, qui punit de pendaison le braconnage des cerfs dans les forêts royales et les parcs seigneuriaux. La peine de mort est bientôt étendue au simple fait de venir y ramasser du bois ou de la tourbe. … Cet épisode s’inscrit dans la longue histoire de la résistance paysanne face à la montée d’une conception de plus en plus exclusive de la propriété, qui grignote peu à peu les anciens droits d’usage coutumiers, et réduit les plus faibles à la misère. Il illustre la violence de la domination sociale dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, où l’oligarchie règne par la loi du profit et la corruption. »
Il y avait incompatibilité, entre autre, entre le gibier des chasses à courre et la petite agriculture de subsistance.

Avec la concentration des pouvoirs à partir du 17ème siècle se révèlent des appétits d’ogre.
L’état centralisé est un levier pour ces appétits.

Toujours cité dans Les luttes et les rêves, Markus Rediker historien américain, en parlant de la Grande Transportation où 14 millions d’humains ont été déplacés d’Afrique vers les Amériques dont 5 millions n’ont pas survécus à la traversée, soutient l’idée que de telles horreurs ont toujours été centrales dans le développement du capitalisme.
Je veux bien le croire. L’industrie cotonnière et celle de la canne à sucre, et la mise en bourse d’actions sur les affrètements de navires correspondent à la naissance du capitalisme.
Je cite wikipédia. Dans la page Bourse (économie) après quelques lignes sur les banquiers lombards et la première crise avec la spéculation sur les tulipes ils précisent : « Au XVIIe siècle, les Hollandais sont les premiers à utiliser la Bourse pour financer des entreprises : la première entreprise à émettre des actions et des obligations fut la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.»

Le coton arrive en Europe et des investisseurs mettent en place à marche forcée des fabriques détruisant la structure artisanale du travail de la laine en place provoquant des rébellions destructrices. Ce que l’on a appelé le luddisme. La colère des ludds de Julius van Daal décrit ces destructions organisées et la répression mis en place. On a souvent montré ces briseurs de machines comme des anti-progrès alors qu’ils refusaient simplement l’industrialisation sauvage refoulant la populace dans les ghettos urbains.

Ghettos entre autre de l’Est de Londres décrits dans une enquête de Jack London dans Le peuple d’en bas.
Jack London qu’il faut sortir du nord enneigé avec aussi par exemple Le talon de fer décrivant en 1908 bien avant 1973 le coup d’état au Chili. (Étonnant que Kissinger n’ait jamais été inquiété).

Les luddites on les retrouve en France avec un livre écrit par un collectif qui décrit du 18e siècle à nos jours les résistances à un progrès sans éthique. Où l’on peut lire que Vaucanson connu pour ses automates a échappé de justesse à un lynchage organisé pour avoir rédigé un nouveau règlement, en lien avec les maîtres-fabricants mais en défaveur des maîtres-ouvriers.
Ce livres décrit les résistances, de la mécanisation sauvage à la numérisation d’aujourd’hui, en passant par celles opposées au chemin de fer. Ces dernières analysées par François Jarrige spécialiste universitaire des luddites et spécialiste d’Edward Thomson.
Luddites toujours dans l’air du temps certains sont prêts à détruire les robots.

Revenons au commerce triangulaire des 18e et 19e siècles.
Par les bourgeoisies nantaises et bordelaises, et leurs populations, ruisselant sur les autres provinces nous vivons encore des fortunes accumulées par le trafic d’humains.
La lecture de Plus jamais esclave d’Aline Helg nous retire l’idée d’une passivité des esclaves. Elle décrit les diverses luttes de libération quelles soient individuelles ou collectives et les répressions et les tortures servant d’exemple, dépeçage ou ébouillantage à vif des coupables devant leurs frères de misère.

Début 19e siècle les tisserands de Lyon, les canuts, ont été réduits à lutter dans la rue pour le maintient de tarifs décents, révoltes retracées par Fernand Rude dans Les révoltes des canuts.

Toujours au début du 19e siècle le roi des Belges, grand-père de l’actuel, était propriétaire du Congo et devant les dénonciations des pillages et crimes pour le caoutchouc, dit « l’affaire des bras coupés » pour forcer les populations à collaborer provoquant 6 millions de morts, il dut faire don de ce territoire à la Belgique (page Wikipédia Léopold II (roi des Belges)).
Toujours pour le caoutchouc au Pérou où les intérêts et la responsabilité de la Grande-Bretagne sont flagrants, la Peruvian Amazon Company appartenaient à un Péruvien mais elle était cotée à la Bourse de Londres et de nombreux hommes d’affaire britanniques y avaient des intérêts (page Wikipedia de langue anglaise et l’article Le caoutchouc, la Winchester et l'Empirede Jean Piel sur le site www.persee.fr).
Cruauté, exactions, esclavagisme des indiens, le tableau est identique, l’Amazonie présente un tableau similaire à celui du Congo.
Vous retrouverez ces exactions dans Le rêve d’un celte de Llosa écrivain péruvien prix Nobel de littérature en 2010. Mario Varga Llosa premier auteur de langue étrangère à entrer de son vivant dans la Pléiade. Le rêve d’un celte est le récit des enquêtes de Roger Casement. Ce dernier fait le rapprochement du colonialisme et de l’Irlande occupée et en devient un résistant. Condamné à mort son homosexualité a été en défaveur de la grâce royale.
Comme la monarchie belge pour le caoutchouc la monarchie anglaise et ses complices vivent encore des fortunes accumulées par le trafique d’opium en Chine par la banque Hong Kong & Shanghai Banking Corporation créée pour l’occasion. (page Wikipédia HSBC).

Trafic qui a entraîné les 2 guerres de l’opium où les USA, la Russie, la France, qui s’y sont aussi illustrés, sont responsables de la chute du pouvoir en place entraînant déstabilisation et maoïsme funeste. L’Europe qui prétendait dans sa propagande apporter la civilisation a pillé de ses œuvres la cité interdite.

Après ces livres je finis ce tour d’horizon de ces prédations.


14-18 dernière guerre médiévale car c’était une guerre entre cousins lançant leur manants à la conquête de territoires et de rançons (obtenues par la Prusse après la défaite de 1870) ; provoquant la révolution russe et ses suites funestes dont le stalinisme et la 2ème guerre mondiale.

1937 la guerre d'Espagne : Malgré leur neutralité les USA fournissent 3,5 millions de tonnes de carburant et 12000 camions à l'armée franquiste (chapitre Le nerf de la guerre) et ainsi contribuèrent à la victoire de Franco.

Comme l’a rappelé le récit L’ordre du jour d’Éric Vuillard prix Goncourt 2017, les industriels allemands ont financé la campagne électorale d’Hitler et ont profité de l’esclavagisme des camps de concentrations. Ces industries ont toujours pignons sur rue. Ce livre décrit aussi l’annexion de l’Autriche pratiquée de façon grotesque, mais sanguinaire pour leurs opposants et juifs autrichiens.

L’internement des juifs en Allemagne a été aussi un moyen de voler une partie de la population permettant de compenser les difficultés dues à la guerre. Le vol était organisé administrativement.

Je me rapproche d’aujourd’hui.

Guerre Iran Irak 1980-1988 : matériel américain et des obus français à l’Iran, des vedettes suédoises livrées à l’Iran pendant la guerre.
Rappel le modèle suédois s’est déjà bien payé par l’acier vendu au nazi.

Par un mensonge anglo-américain guerre en Irak et déstabilisation de la région que l’on continue à subir.
Guerre au Yémen entre Yémen et Arabie Saoudite avec de l’équipement des pays de l’Otan et peut-être Russe par l’Iran.
Guerres en Tchétchénie où la première, pour une journaliste Russe, a permis de fait disparaître en chiffres les armes vendues au marché noir au départ des Russes des Pays de l’Est.

Comme pour les autres pays colonialistes européens en Asie, en Afrique du Nord et noire de l’Ouest à chaque fois nous les français nous avons joué au pompier pyromane.
Nous l’avons encore fait avec la Libye.

Et même la croissance des 30 glorieuses a été le pillage de ressources venant de nos ex-colonies. On en vit encore et on pille encore.

Tout se réduit à une atteinte de l’autre. Il y a peu d’échanges et d’entraides.
Tout ce réduit à des délits, crimes d’état donc légaux.

Nous pouvons espérer le changement individuel comme certains l’espèrent, mais devant les urgences environnementales, c’est lent.

Pour survivre et partager il ne reste qu’une solution écologique et économique : repli sur son territoire, démocratie et frugalité. Repli ne veut pas dire repli culturel et refus de la solidarité.

Dans ce sens Rajagopal leader non-violent indien prépare une grande marche de New Delhi à Genève pour 2020, dans l’espoir d’unir les voix et les luttes du monde entier.
Rajagopal P. V. ingénieur agricole est un militant gandhien et altermondialiste,
Son expérience lui a montré que les luttes qu'il avait menées contre la « violence physique » étaient insuffisantes tant qu'il y aurait ... injustice, corruption et dénuement.
Qu’il devait aider en particulier les « paysans sans terre* » à mieux contrôler les ressources qui leur permettent de subsister : la terre, l’eau et la forêt.
Voici ses propos tirés de son interview pour Médiapart : « Nous sommes poussés par l’avidité. Gandhi disait qu’il y a assez pour tout le monde, mais jamais assez pour l’avidité. Le problème de l’avidité est qu’elle n’a jamais de limite.
Le modèle dans lequel nous sommes se détruira lui-même avec le changement climatique. Il y a une tendance au suicide, comme si l’humanité voulait se détruire en continuant comme elle le fait. … Il faut que beaucoup ... de gens se lèvent pour dire que ça ne va pas. … . Il est temps pour les gens de se réveiller, de prendre leur responsabilité. C’est ce que Gandhi disait : il faut que 700.000 villages s’unissent pour libérer l’Inde. Et pas pour que l’Inde ait plus de puissance en s’étant libéré de l’Angleterre, non. Il disait : « Delhi ne devrait pas avoir de pouvoir, le pouvoir devrait être chez les gens, à la base. Et le modèle de développement devrait être du bas vers le haut, avec des gens à la base qui participent, qui prennent des responsabilités ». Le pouvoir de l’État doit être contrôlé par le pouvoir du peuple, .... Mais aujourd’hui, vous avez tout le pouvoir concentré dans l’État et les gens n’ont aucun pouvoir. Ce n’est pas la démocratie. »

Il fallait être naïf pour croire au messianisme marxiste.
Il faut être naïf pour croire encore au libéralisme économique généreux.
Ce n’est pas qu’il n’y a plus de gauche ou de droite
Qu’il n’y a plus de lutte de classes
On va dire qu’une caste ne se laisse pas faire, ce 1 % et ses sous-fifres.
On est dans la merde
L’avidité est trop forte.
Doit-on remettre sur le tapis le débat sur la violence rejetée par Gandhi et Camus, mais qu’ils ne se refusaient pas en dernières échéances, que l’on découvre si l’on lit Albert Camus Écrits libertaires.

En parlant de violence on peut suivre un nouveau malthusianisme qui envisage comme solution la disparition de 2 milliards d’habitants, c’est dur mais par leur consommation ceux-ci se trouvent sur l’Europe, l’Amérique du nord.

Vu de mon fauteuil je note une amélioration globale.

Je vois bien le verre à moitié plein, mais le contenu est pollué.
Comme certains disaient pour l'URSS « Un bilan globalement positif » et elle s'est écroulée.
C’est la vague des années de croissance qui se poursuit mais il existe un reflux :
- conditions de travail dignes du 19e siècle en Asie
- accès à l’eau douce se réduisant
- déforestation
- crise écologique
- esclavagisme sur les chantiers du golf arabique
- pillage en Afrique du cobalt et autres métaux pour nos équipements électriques
- nos armes continuent à tuer et leur vente permet mon confort

Par ces mots je me proposais de revoir l’histoire simplement
pour que des vérités bien établies ne nous mènent plus.

Je finis souvent par des questions :

- Si on ne croit plus en Satan, qu’est-ce qui mène ces groupes prédateurs vers la destruction ?

- Le but, le combat de chacun est-il compatible avec le bien-être de l’ensemble de l’humanité ?

- Et qu’est-ce que l’Histoire avec un grand H ?

* Paysans sans terre ? N’est-ce pas bizarre de nommer ainsi des familles se nourrissant par leur travail parfois depuis plusieurs générations ? Des agriculteurs spoliés de leur terre par un acte de propriété tombé du ciel pour ne pas dire d’un état servile à des intérêts spéculatifs.

Mars 2018

Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves, Paris, ZONE, 2017

Simone Weil, L’Enracinement, Paris, Gallimard, 1949 – Folio Essais

Maurice Painzola, Thomas Münzer ou la guerre des paysans, HEROS LIMITE, 2015

Edward Thomson, La guerre des forêts – luttes sociales dans l’Angleterre au 18e siècle, Paris, La Découvertes, 2014

Julius van Daal, La colère de Ludd, Montreuil 93, L’INSOMNIAQUE, 2012

Jack London, Le peuple d’en bas, Paris, Libretto, 1999

Jack London, Le talon de fer, Paris, LIBERTALIA, 2016

Ouvrage collectif, Les luddites en France, Montreuil 93, L’échappée, 2010

Aline Helg, Plus jamais esclave, Paris, La Découvertes, 2016

Éric Vuillard, L’ordre du jour, Arles 13, Actes Sud, 2017

Mario Vargas Llosa, Le rêve d’un celte, Paris, Gallimard, 2011

Albert Camus, Écrits libertaires, Montpellier 34, Indigène, 2016